Des solutions informatiques pour supprimer les tests sur les animaux

Tests sur les animaux

Bonnes nouvelles pour les souris, rats, lapins et poissons de laboratoire. La lutte menée par les organismes œuvrant pour la protection des animaux ne se limite plus à ceux victimes de maltraitance et de torture mais s’étend aujourd’hui à ceux qu’on utilise comme cobaye en laboratoire. Récemment, des publications ont fait mention des progrès impressionnants en ce sens étant donné la possibilité de remplacer bientôt les expérimentations animales par des moyens moins douloureux : la technologie informatique.

Des millions d’animaux soumis à des expérimentations

1 144 745. Tel est le nombre d’animaux utilisés à des fins d’expérimentations scientifiques en 2016. Ce chiffre est d’une telle aberration que les scientifiques eux-mêmes notamment ceux issus de l’université d’Oxford au Royaume-Uni ont mené, sous l’impulsion de la directive européenne n°2010/63/UE, une recherche en vue de trouver des substitutions aux animaux utilisés en laboratoire.

Réduire, raffiner, remplacer

Rappelons que cette directive, applicable sur le territoire français depuis 2013, consiste en trois points : réduire le nombre d’animaux utilisés à titre d’expérimentations médicales, faire en sorte à ce que les procédés appliqués lors des expérimentations soient moins douloureux pour les animaux, voire remplacer les animaux par d’autres moyens tout en garantissant dans tous les cas de figure un résultat concluant.

Toxicité testée de manière virtuelle

Cette recherche a accouché d’un logiciel informatique prénommé Virtual Assay. C’est un logiciel qui permet de faire une étude préclinique et qui a la capacité de déterminer si les composants d’un tel ou tel médicament nouvellement élaboré présente des effets toxiques notamment sur le fonctionnement du système cardiaque des êtres humains.

Une efficacité optimale

Plusieurs tests ont déjà été effectués concernant une soixantaine de produits médicamenteux et une quinzaine de composants fréquemment utilisés dans les recherches scientifiques. Les résultats ont été plus que satisfaisants à en croire les révélations d’un blog américain car Virtual Assay appelé également le rat de laboratoire virtuel a été efficace à près de 90% en ce qui concerne la détection de la toxicité sur le cœur humain contre 75% pour les tests conventionnels sur les animaux. Ce qui lui a valu sûrement le prix du National Centre for the Replacement, Refinement and Reduction of Animals in Research.

Culture des cellules de l’épiderme

Notons que d’autres recherches visant à réduire et à remplacer les animaux en laboratoire ont déjà été menés auparavant. Il s’agissait toujours d’exploiter les nouvelles technologies afin de réduire l’utilisation des animaux en laboratoire mais dans ce cas-ci, par l’élaboration de cellules souches humaines destinées aux expérimentations médicales et ce, en recréant la peau humaine.

Quand les industries de cosmétologie s’y lancent

L’Oréal s’est lancé dans ce projet vers les années 90 afin de pouvoir tester les produits cosmétiques qu’elle comptait présenter à sa clientèle. Un projet qui présentait un avantage majeur pour les industries de cosmétiques étant donné qu’il était possible de reproduire plusieurs types de peaux donc de tester et de développer plusieurs gammes de produits suivant les types de peaux.

Autant dire que la lutte pour la cause des animaux est sur la bonne voie. Ce guide sur les animaux nous en dira plus sur la façon d’en prendre soin davantage.

Author: Fred

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