Nouvelle tentative de piratage contre le parti démocrate

C’est devenu une pratique qui est assimilée à l’espionnage dans des pays antagonistes, le parti démocrate aux États-Unis a échappé de justesse à un piratage. On connaît les épisodes sur les mails pendant la présidentielle, et, à moins de trois mois avant les législatives, revoilà les pratiques peu catholiques de la politique américaine qui refait surface.

Le parti démocrate a eu chaud !

Le scandale sur l’ingérence du Kremlin pendant la présidentielle 2016 fait des échos et 12 agents du renseignement russes ont été inculpés, en juillet, pour piratage des comptes informatiques du parti démocrate d’Hillary Clinton pendant la course à la tête de la grande puissance mondiale. À la veille des législatives, le site des démocrates a encore été victime des pirates, heureusement, ils n’ont pas pu arriver à leurs fins.

En effet, la base de données du parti démocrate faisait l’objet d’une intrusion des pirates. Cette base de données contient des contacts de millions d’électeurs de ce parti et les pirates ont projeté d’y avoir accès, par chance, leurs manœuvres n’ont pas abouti. Cette cyberattaque a pu être décelée à temps et l’entreprise Lookout a détecté le pot au rose, cette « tentative de phishing ». Les pirates voulaient opérer un hameçonnage auprès de ces électeurs potentiels que le parti démocrate a misés pour gagner plus de place au Congrès américain.

Cette fois, DNC a su gérer l’incident par rapport à celui de 2016 qui a connu un certain « laisser aller » puisque des dysfonctionnements ont été déjà enregistrés sans que des mesures aient été prises.

Internet, la plateforme des pirates

Célébrités, hommes politiques et même monsieur tout le monde sont tous exposés au piratage pour une raison ou une autre. Le parti démocrate américain avait déjà fait l’objet d’une intrusion en 2016, et pour les élections législatives, ils voulaient non seulement connaître toutes les stratégies du parti mais ils ont également voulu « berner » les membres en inventant une autre interface, assimilée à celle des utilisateurs des deux centres de réflexion et du Sénat, avec leur identifiant et leurs mots de passe.

La base de données du parti, la VoteBuilder dont la gérance est confiée à NGP VAN, une grosse pointure dans le domaine informatique, faisait la cible d’un hameçonnage. Alertée à temps, DigitalOcean, l’hébergeur a pris les mesures afin de « supprimer le site d’hameçonnage en quelques heures ».

Bob Lord, le premier responsable de l’informatique du parti démocrate, a affirmé : « Il est évident que ces intervenants recherchaient les informations les plus sensibles du parti – le fichier d’électeurs -, mais le DNC a pu empêcher le piratage en travaillant avec les autres acteurs du secteur pour l’identifier et prendre des mesures pour y mettre fin ». Certes, l’identité des pirates n’est pas encore connue, mais les responsables y travaillent.

Microsoft, la grande entreprise informatique, a révélé que des pirates informatiques qui travaillent pour le Kremlin avaient pris pour cible les sites des centres de réflexion conservateur américain et qu’ils utilisent les mêmes méthodes.

Author: Fred

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